Exposition aux ondes mobiles : on vous dit tout sur la 5G !

Publié le 25-02-2022
5G
Image
onfdes

En France, le réseau mobile 5G a officiellement été lancé en décembre 2020. En proposant une amélioration considérable du débit de connexion, la cinquième génération de réseau mobile va ouvrir la voie de nouveaux usages technologiques et élargir le champ des possibles, tant dans les domaines de l’éducation que de la culture, du divertissement ou de la santé
 
Mais la 5G est aussi source d’inquiétude dans le débat public. La 5G, et les ondes électromagnétiques associées à ce réseau, représentent-elles un risque pour la santé humaine ? Le point sur l’ensemble des connaissances sur le sujet.

Quels sont les enjeux de l’exposition aux ondes ?

Pourquoi la 5G fait-elle craindre des effets négatifs sur la santé ?  L’inquiétude est principalement liée à la multiplication des ondes électromagnétiques, en particulier les objets sans-fil et connectés. Celles-ci sont pourtant régulées par les autorités sanitaires nationales et internationales.
 
Or, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fixé un seuil d’exposition maximal de 61 V/m (volt par mètre, l’unité de mesure de l’intensité des champs électroniques) pour les fréquences les plus élevées (>2Ghz) en dessous duquel, il n’y a pas d’effet sanitaire avéré pour la santé (ou d’effets néfastes pour la santé). Ce seuil est également celui fixé par la réglementation française.
Actuellement, l’exposition induite par les réseaux des opérateurs est très majoritairement inférieure à 2 V/m, donc bien loin de ce seuil, même avec la 5G. Autant dire que la marge est importante.
 
Alors pourquoi la 5G a-t-elle suscité autant de débats lors de son lancement en France ? Quelle est la différence avec les précédentes technologies mobile? Ce qu’il y a de nouveau avec la 5G, par rapport aux technologies mobiles que l’on connaît bien allant de la 2G à la 4G, ce sont de nouvelles fréquences et potentiellement de nouvelles modalités d’exposition”, explique Olivier Merckel, chef d'unité d'évaluation des risques liés aux agents physiques à l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans une interview.

Ces fréquences sont-elles plus dangereuses ?

Pour l’Agence nationale des fréquences (ANFR), la réponse est non, en termes d’exposition. C’est la conclusion d’un rapport présentant des mesures d’exposition aux ondes électromagnétiques de la 5G effectuées dans la bande 26 Ghz, dite « millimétrique ». C’est l’une des nouvelles bandes de la 5G, en cours d’expérimentation et pas encore ouverte commercialement en France. Les niveaux mesurés sont de l’ordre de 0,4 V/m à 3,2 V/m selon les tests. Là encore, ces niveaux sont très inférieurs à la valeur limite de 61 V/m.


Et pour la 5G déjà déployée en France ?


Avec la 5G actuelle, une seconde bande de fréquences a déjà été introduite : la bande 3,5 GHz. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a été saisie en 2019 par le Ministère de la Santé pour mener une étude sur les effets de ces ondes sur notre santé.
Rendu en avril 2021, le rapport d'expertise collective de l’Anses constate qu’il n’existe qu’un “très petit nombre de publications scientifiques étudiant des effets sanitaires” dans la bande de fréquence 3,5 GHz. “Des simulations ont cependant été menées afin d’évaluer le niveau de champ moyen en divers environnements, comme en milieu urbain”, continue l’étude avant de conclure que “le niveau d’exposition électrique serait de l’ordre de 1,5 V/m. Ce niveau est comparable à celui du réseau 4G actuelIen fine, l’Anses “considère comme peu probable la 5G déployée aujourd’hui,dans la bande de fréquences autour de 3,5 GHz, constitue de nouveaux risques pour la santé”.
Comme on le voit, en France, la 5G est étudiée de près et très réglementée. Elle ne se déploie donc pas de façon anarchique. L’ANSES mesure l’éventuel risque sur la santé des français et l’ANFr définit des règles et contrôle la puissance d’émission et d’exposition aux ondes des antennes des opérateurs.